Mémoire de L3 sociologie de Nicolas Joncour pour l’université de Rennes 2 sur l’orthophonie, l’autisme non-oralisant (dit autisme non-verbal) et les représentations validistes de cette profession
Les pratiques des orthophonistes reflètent avant tout les représentations du handicap de la société et ne sont pas sans donner des limites à l’autodétermination des personnes autistes non oralisantes.
Comme la société, elles ont intégré le modèle médical , pas forcément de façon consciente. Mais en tant que personne concernée et militant, je peux le saisir.
Le propos des orthophonistes donne le sentiment qu’elles croient être facilitatrices de l’expression de leur patient en donnant des outils et des pratiques qu’elles pensent les meilleurs. Elles disent se former pourtant on peut trouver parfois un certain manque de connaissance sur l’autisme et la neurodiversité .
Les orthophonistes mettent en place des stratégies avec l’envie de développer la communication mais elles ne se départent pas du modèle médical, elles se basent sur la littérature scientifique concernant l’autisme qui le décrit comme un handicap social , avec une déficience intellectuelle dans le cas des autistes non oralisants.
Cette question n’a jamais été abordé dans les discours alors que E5 m’a fait comprendre que cela était présent dans leur formation .
En effet j’ai senti que le fait que j’étais, à la fois, une personne concernée et militante pouvaient bousculer les idées et les pratiques et jouer sur les propos .
J’aimerai m’inspirer du projet « Stuttering Commons » de Joshua St. Pierre, titulaire de la
chaire de recherche du Canada en Critical Disability Studies et qui mène des travaux sur la
dysfluence, étant lui-même bègue .
J’aimerai que cette réflexion sur l’autodétermination dans la pratique des orthophonistes puisse
amener à un dialogue entre personnes concernées et professionnels et apporter des changements
dans les représentations des autistes non oralisants .
