Andros

Source : « Faut les exploiter ! ». C’est une vraie provoc à laquelle je crois profondément. Est-ce qu’il faut vraiment assister les personnes handicapées, les mettre dans du coton ? Exploités, on l’est tous… Alors, s’ils veulent exister, il faut les faire travailler. [Validisme][Productivisme]

Andros, Andros, ça c’est fort D’Mepris!

Depuis des mois, la secrétaire d’État au handicap Sophie Cluzel et divers organisateurs de festivals nous vantent le « modèle Andros » pour l’emploi des adultes autistes. A tel point que celui-ci s’étale en publicité sur le site officiel gouvernemental. Son initiateur a par ailleurs reçu une légion d’honneur. A la manière des anciennes mines du Nord-Pas-de-Calais, les vies entières des personnes autistes « inclues » dans l’usine d’Andros sont placées sous le contrôle paternaliste du propriétaire de celle-ci. Ce contrôle s’étend jusqu’au sein de leur vie privée en foyer « inclusif » qui décide de leur mode de vie (jardinage, sport, médiation artistique…). Ici, les autistes non-verbaux sont « rendus rentables » sans pour autant bénéficier du fruit de leur salaire qu’on place dans les mains de leurs parents et de l’association gestionnaire « pour leur bien ».


Au vu de ces conditions, CLE Autistes accuse le projet Andros de violer la Convention des Nations Unies pour le droit des personnes handicapées en matière d’emploi, de formation et de vie autonome. Il ne s’agit pas d’inclusion, mais d’une ESAT hors les murs sans aucune innovation par rapport à ce qui existe déjà. Il ne suffit pas de repeindre les murs ou de changer les bâtiments en « foyer » pour inclure.
Sans la possibilité de pouvoir contrôler son salaire et son mode de vie, le projet Andros n’est qu’une nouvelle institution déguisée en miniature.
Comme dit l’historienne Françoise Verges « Être protégé c’est vivre selon les règles du protecteur », alors il est temps de se libérer de nos protecteurs.

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