AUTISME ET TRAVAIL. C’EST POSSIBLE. ET C’EST SURTOUT INDISPENSABLE !

L’autisme est victime de graves préjugés en France, et notamment dans le monde du travail. Et pourtant, des personnes autistes peuvent être aptes à travailler, et même pour certaines, assurer des postes à responsabilité.


Interdire, par pur principe, l’accès au travail à une personne autiste est un acte grave, revenant à rejeter la différence et la reconnaissance de la personne autiste en tant que citoyen. Ce jugement conduit également à ignorer les compétences autistiques qui peuvent se révéler pourtant indispensables en entreprise.


En effet, la logique actuelle de marché, la rapidité des affaires, et la nécessité pressante pour les entreprises d’évoluer en dehors de leur cadre, devraient inciter les entreprises à faire appel à des profils atypiques.


Malheureusement de nos jours, cette logique ne parvient pas à s’appliquer. Les recruteurs visent surtout à remplir des critères rapides et superficiels : embaucher prioritairement des personnes dans les normes, immédiatement opérationnelles, et étant naturellement agiles au niveau social. Ces critères réducteurs de choix ne sont malheureusement pas favorables aux personnes autistes.
Et pourtant, les autistes ont de très grandes qualités atypiques et qui ne demandent qu’à s’exprimer utilement.


Passionnés et sincères, les autistes s’impliquent avec motivation dans leur mission, jusqu’à y développer des expertises extrêmes presque irremplaçables.
Leur sens de la précision et leur capacité à déceler en un éclair les incohérences, sont des atouts très précieux.


Et surtout, leur effet retard dans la gestion émotionnelle leur permet de faire face de façon exceptionnelle aux situations de crise, avec le calme et la raison nécessaires.


Bien sûr, les relations sociales peuvent sembler plus difficiles à tisser avec une personne autiste. En effet, celle-ci éprouvera le besoin fondamental d’être au calme pour se ressourcer et apaiser sa sensorialité, alors que ses collègues préféreront plutôt se rassembler et partager un moment de convivialité. Il faut juste accepter cet état de fait, ne surtout pas mal interpréter les intentions de la personne autiste, et accepter ainsi quelques aménagements qui l’aideront dans sa gestion émotionnelle.


Il suffit d’un changement d’état d’esprit et d’une sensibilisation pour envisager l’inclusion de personnes autistes au travail: parler d’autisme aux salariés de l’entreprise, et profiter de l’expérience précieuse des autistes vraisemblablement déjà présents dans l’entreprise qui demanderont à être acteurs du dispositif.


Managers, chefs d’entreprises, osez enfin recruter des personnes autistes !

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octobre 18, 2018