Au delà de certains commentaires haineux que chaque intervention d’Hugo Horiot déclenchent, il y a autre chose qui ressort et c’est toujours de la souffrance voire de la détresse. Cela deviendrait presque une concurrence, à qui souffre le plus.

Bien sûr que l’autisme ce n’est pas le monde des bisounours. Bien sûr qu’être parent d’un enfant autiste avec déficience intellectuelle réelle ou supposée peut être un véritable calvaire. Personne ne nie cette souffrance, personne ne nie les difficultés. Mais bien sûr aussi qu’être parent d’un enfant autiste « léger », voire HPI et verbal, cause généralement de la souffrance et des difficultés. Bien sûr que les enfants sont les premiers à souffrir de la situation et que devenus adultes, ils seront toujours autistes.

Mais vouloir rejeter cette notion de maladie, de mauvais sort, de fatalité ou même de handicap ne signifie en rien nier cette souffrance.

Parler de l’autisme comme d’un atout dans les médias, c’est favoriser l’inclusion, le changement de regard, la volonté d’aménager les postes de travail, l’envie de comprendre, de connaître et même d’employer des autistes. Changer le regard de l’autre, c’est favoriser l’acceptation de la différence et déclencher l’intérêt.

Ce n’est pas cela qui empêchera l’obtention des aides indispensables.

Les compensations au handicap ne sont pas attribuées en fonction du niveau de souffrance comme on n’attribue pas une aide pour l’achat d’un fauteuil roulant en fonction du niveau de douleur. Quand une société évolue, c’est l’ensemble du regard que la société porte sur la différence qui change.

Un institutrice de maternelle qui aura envisagé l’autisme comme un atout plutôt qu’un grand malheur, mettra certainement plus de cœur à aider un enfant autiste. Si elle le considère déficient et incapable d’évoluer, ce sera plus compliqué, même avec la meilleure volonté du monde.


Refuser le droit de parler aux adultes autistes est une erreur. Ils ne sont certainement pas coupables du désespoir de certains parents qui n’a pas attendu les interventions médiatiques pour exister.

Partagez!