Ce dimanche 22 mars 2026, avec 50,5% des voix, Emmanuel Grégoire, candidat du PS et de EELV, ainsi héritier d’Anne Hidalgo, est élu maire de Paris suite aux élections municipales de 2026. Nous adressons nos félicitations au nouveau maire de Paris et l’appelons vivement à agir pour les droits des personnes autistes.
Parmi les 2,1 millions d’habitant·e·s de Paris, plus de 21 000 sont autistes et selon Paris, en 2024, près de 190 000 personnes avaient un droit ouvert à la MDPH de Paris. Le sujet du handicap n’est absolument pas marginal à Paris.
Nous saluons l’épais programme de 400 pages du nouveau maire de Paris et nous ne pouvons nous empêcher de constater que le handicap est principalement vu comme un sujet autour de l’accessibilité physique. L’accessibilité est aussi psychique, mentale, cognitive et économique. Dans cet épais programme, le terme d’autisme n’est employé qu’une seule fois pour le diagnostic précoce dans les PMI. De plus, le handicap n’est pas qu’un sujet d’accessibilité, c’est aussi un sujet de discrimination, de maltraitance, d’inégalités ainsi qu’un sujet d’effectivité des droits, et l’autisme ne se résume pas qu’au diagnostic précoce, les enfants autistes deviendront des adultes autistes dont plus de 80% ne trouveront pas de travail en milieu ordinaire. Commençons par le début, la dénomination : une personne n’est pas en situation de handicap, c’est une personne handicapée. Être handicapé·e n’est pas une honte !
Nous saluons, avec satisfaction, la volonté d’agir pour les personnes handicapées en augmentant l’accessibilité en général, en ouvrant un dialogue avec la Région pour l’accessibilité des transports en commun, en rendant l’école plus inclusive et mieux équipée, en aidant les commerçants à rendre leurs locaux plus accessibles et en renforçant des permanences de la MDPH dans tous les arrondissements. Bien que nous appréciions beaucoup les ascenseurs, nous attirons l’attention sur le fait qu’au Japon, il existe des escalators qui peuvent mettre sur un même niveau 3 marches afin d’accueillir un fauteuil roulant.
Pendant la période préélectorale, nous avons mis en place une charte pour les candidat·e·s. Nous regrettons beaucoup que le candidat Emmanuel Grégoire n’ait pas lu notre charte, cela aurait permis au maire Emmanuel Grégoire de savoir que nous défendons, en plus de l’accessibilité, la désinstitutionalisation ainsi que l’auto-représentation. Les 3 piliers de notre charte pour les municipales de 2026. L’institutionnalisation est trop souvent synonyme d’isolement, de privation, de perte de libre arbitre, de maltraitance et de ségrégation, que nous refusons. L’auto-représentation, c’est d’inclure, vraiment, les concerné·e·s dans les décisions qui les concernent.
Pour ce faire, nous restons à la disposition du maire et de son équipe afin de transformer Paris en une “ville populaire, diverse, inclusive, ouverte sur le monde. […] une ville où chacun doit pouvoir trouver sa place, quelles que soient ses conditions physiques, psychiques [, cognitives] ou mentales”.
