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Covid-19 : Comment se faire vacciner en étant autiste?

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La vaccination a été ouverte aux personnes majeures de plus de 18 ans ce samedi 1er mai.

En Bref

En résumé vous êtes éligible à la vaccination de façon certaine avec une ordonnance médicale pour être sûr de ne pas être refoulé.

Mais le communiqué officiel ne mentionne pas de prescription médicale et une attestation/déclaration sur l’honneur suffit!

Renseignez vous sur les centres qui ont le plus de créneaux libres, qui prennent les personnes avec comorbidités et il y a plus de chance qu’il n’y ait aucune vérification !

Public prioritaire et autisme :

Elle s’applique évidemment si vous avez des maladies chroniques, particulières qui sont listées sur le lien suivant : https://solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/vaccin-covid-19/publics-prioritaires-vaccin-covid-19

C’est également le cas en cas d’IMC supérieur à 30 et si vous avez des troubles psychiatriques reconnus.

Mais justement, c’est ce dernier point qui vous permet d’y accéder en étant autiste ou TDAH!

Et sans attendre le 15 juin!

La catégorie Trouble Psychiatrique vous permet de postuler à la vaccination

L’autisme et le TDAH sont dans le DSM qui classifient les troubles mentaux, ils sont officiellement considérés comme un trouble psychiatrique.

Cette catégorie de trouble psychiatrique est suffisamment large pour que vous tentiez de vous faire vacciner.

Le TDAH est également considéré comme un trouble neuropsychiatrique.

Comment faire en théorie?

En théorie : on prend rendez vous sans prescription médicale.

La circulaire du ministère en théorie n’oblige plus à une prescription médicale, vous le déclarez sur l’honneur que vous avez une comorbidité.

-Renseignez vous sur les centres qui ont le plus de créneaux libres, qui prennent des personnes avec comorbidités. Soit ils disent clairement qu’il y a pas besoin d’ordonnance, soit plus y a de créneaux moins il y a de vérification!

Vous prenez un rendez vous dans un centre de vaccination en ayant le motif de la comorbidité (DoctoLib).

-Il n’y pas besoin de certificat médical de comorbidité.

-Il n’y a donc rien à faire, vous le déclarez aux soignants le motif de comorbidité (sur l’honneur) et sans citer votre diagnostic.

Vous pouvez tenter cette option avec l’impression du communiqué officiel.

-Imprimez le communiqué de presse car des centres peuvent continuer à exiger un certificat : https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/vaccination-contre-la-covid-en-france-au-30-avril-2021-pres-de-22-032-000

Avec notamment cette partie suivante :

« Sur déclaration de leur(s) comorbidité(s), les personnes âgées de 18 à 54 ans présentant un ou plusieurs comorbidités peuvent prendre rendez-vous en centre de vaccination selon les modalités habituelles déjà en vigueur pour les personnes âgées de plus de 50 ans présentant ces comorbidités, sans nécessité de présenter une prescription médicale. »

-Rédigez une attestation sur l’honneur :
https://www.service-public.fr/simulateur/calcul/AttestationHonneur

Comment faire en pratique :

Certains centres peuvent ignorer les consignes. La liste envoyée aux ARS semble être contradictoire.

Aucune description disponible.
Copie des consignes envoyées aux centres de vaccination via les ARS par le médecin Christian Lehmann . Ici la prescription médicale est indiquée pour accepter les patients « présentation d’une attestation établie par un médecin ».

Doctolib et les ARS mentionnent cette ordonnance ci-dessus. Mais cette mention est fausse au vu de ces dernières directives et du communiqué précédent.

Par conséquent :

  • Soit vous jouez l’impression du communiqué et votre attestation sur l’honneur en vous présentant (valable sans suivi et avec auto-diagnostic).
  • Soit vous vous résolvez à faire une prescription chez votre médecin en attestant d’une comorbidité (malheureusement seulement si vous avez un diagnostic et un médecin qui vous suit).

Mais à aucun moment vous ne devez mentionner le nom précis de votre diagnostic sur cette attestation, la preuve du médecin d’une comorbidité suffit. Ne le dites pas aux soignants.

Et prenez un casque car les stades sont assez bruyants!

Explication de Angie en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=3bMhKDBpVQ8&ab_channel=AngieBreshka

Explication en Facile à lire et à Comprendre

Vidéo du ministère de la Santé sur Améli : transcription textuelle sur le site : https://www.ameli.fr/assure/covid-19/vaccination-contre-la-covid-19/qui-peut-se-faire-vacciner-quand-et-comment

Vaccination et handicap cognitif : un choix validiste de la France

Il faut souligner que nos pays voisins (Royaume-Uni, Allemagne, Italie) ont autorisé la vaccination aux personnes handicapées intellectuelles et/ou autistes car nous sommes considérés comme à risque. Les personnes de plus de 55 ans concernées auraient du l’être dès le départ.

La France malgré les résultats de l’étude EPIPHARE a refusé de l’ouvrir à cette population (Haute Autorité de Santé), les personnes handicapées cognitives ont 7 fois plus de risques de décéder du Covid19, or ces chiffres sont équivalents aux autres conditions citées sur la liste des comorbidités du gouvernement. Pour la HAS cela ne serait pas suffisant!

Seule la vaccination en établissement spécialisé (MAS, FAM) a été autorisée pour tous et toutes, mais a été retardée par des retards de livraison. Mais les foyers de vie n’étaient pas concernés jusqu’en avril. On ne peut pas dire que les personnes handicapées ont été priorisées par ce gouvernement.

On peut aussi questionner la nécessité d’avoir une liste officielle excluant nombre de maladies chroniques, toutes les maladies et les handicaps n’ont pas d’études soulignant un risque pour le covid19.

Les personnes handicapées intellectuelles et/ou autistes ne peuvent pas toujours porter le masque ou se laver les mains, les personnes ayant besoin d’assistance et d’aide humaine en permanence ne peuvent pas respecter les gestes barrières.

Ces faits sociaux devraient inciter à autoriser la vaccination en priorité sur ce simple motif, cela ne peut pas s’arrêter à uniquement des critères médicaux officiels définis par la médecine.

On peut d’ailleurs remarquer l’incohérence avec le triage dans l’accès aux soins que nous avions dénoncé puisque le score de fragilité qui avait servi de base au tri comptait justement ces critères non-médicaux (couper sa viande, se gérer seul, avoir besoin d’aide pour s’habiller).

La médecine semble plus pressée de nous trier que de nous autoriser à vivre.

Là encore cette crise aura montré que l’eugénisme, délibéré ou involontaire (imprégnant toute notre culture) est plus que jamais vivant.

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